N684 – Liaison Tihange – Strée – Tinlot : les phases 2 et 3 désormais ouvertes à la circulation
- Publiée le :
- 7 juillet 2026
Ce mardi 7 juillet, les phases 2 et 3 de la liaison Tihange – Strée – Tinlot ont été officiellement ouvertes à la circulation en présence du SPW Mobilité et Infrastructures (SPW MI), de la SOFICO, des autorités régionales et communales. Cette mise en service marque une étape majeure dans la concrétisation de ce projet structurant pour la mobilité en région hutoise et dans le Condroz.
Cette ouverture, qui intervient conformément au calendrier précédemment annoncé, concerne les tronçons suivants :
- du giratoire des Neuf Bonniers au giratoire des Gottes (phase 2) ;
- du giratoire des Gottes au giratoire de Saint-Vitu (phase 3).
La phase 3 permettra notamment le contournement du village de Strée, renforçant ainsi la sécurité et la qualité de vie des riverains, tandis que la phase 2 sera ouverte à la circulation locale jusqu’au hameau des Neufs Bonniers. Ces deux phases représentent un tronçon de 4,75 kilomètres.
Dans le cadre de ce projet, une nouvelle voirie (N684), d’une longueur de plus de 8 km, a été conçue pour :
- accueillir le trafic de transit entre la vallée de la Meuse et le plateau du Condroz;
- contourner Huy et réduire la pression sur les voiries urbaines et aux alentours ;
- sécuriser les traversées locales à Strée, notamment grâce aux aménagements réalisés pour les modes actifs.
Outre la création de la N684 en 2 x 1 bande, le projet comprend aussi :
- des voiries agricoles et cyclo-piétonnes ;
- 4 giratoires;
- 2 passerelles cyclo-piétonnes ;
- des ouvrages spécifiques comme le pont Elmer et le pertuis de la Vieille Carrière;
- 3 bassins d’orage pour la gestion des eaux de ruissellement.
Une étude environnementale a également été menée afin d’utiliser des techniques d'intégration paysagère visant à placer les nouveaux équipements dans l'environnement qui les entoure telles que :
- des plantations et des encensements ;
- des mesures pour atténuer les nuisances sonores (revêtement antibruit, déblais et merlons) ;
- des bassins d’orage pour récolter les eaux de pluie ;
- des passages pour la faune.
Des travaux complémentaires d’envergure indispensables à la sécurité de la N684
Si cette ouverture constitue une avancée significative, la liaison ne sera pleinement opérationnelle qu’à l’issue des travaux de sécurisation de la phase 1, entre Tihange et le rond-point des Neuf Bonniers.

En effet, lors des travaux menés au printemps 2024, un phénomène important d’instabilité rocheuse a été mis en évidence sur ce tronçon, nécessitant des investigations complémentaires et des mesures de sécurisation renforcées.
Les études géotechniques ont révélé un massif rocheux hétérogène et fortement fracturé, dont la stabilité globale défavorable a entrainé ce mouvement de glissement, phénomène aggravé par des conditions météorologiques particulièrement pluvieuses lors du chantier.
Des travaux spécifiques, essentiels à la sécurité des usagers, devront être réalisés, notamment :
- des terrassements de roches instables (plus de 18.000 m³) ;
- la pose de filets ancrés ;
- la construction d’un massif drainant renforcé ;
- la mise en place de remblais drainants.
Le marché public spécifique va être prochainement notifié, dans le but de démarrer les travaux à l’automne 2026 pour une durée estimée à environ 12 mois.
Une avancée majeure pour la mobilité en région hutoise
En attendant la finalisation de la phase 1, l’ouverture des phases 2 et 3 représente déjà un gain tangible pour les usagers et les riverains. Elle permettra en effet d’améliorer la fluidité du trafic local et de sécuriser le centre de Strée particulièrement fréquenté.
Pour rappel, la phase 4 a également été réalisée sur la N66 entre le rond-point Saint-Vitu et la N63, ainsi que sur la N63. Ce chantier s’est terminé à la fin de l’année dernière.
Ces travaux (hors phase 4 et sécurisation de la phase 1) représentent un budget total d’environ 31 millions € TVAC financé par la Wallonie.
Contacts médias : Sarah PIERRE | Porte-parole du SPW Mobilité et Infrastructures
Héloïse WINANDY | Porte-parole de la SOFICO