Seine-Escaut - Une dynamique confortée en 2022

Publiée le :
2 décembre 2022
Seine-Escaut -  Une dynamique confortée en 2022

Thème phare de l’édition 2022 de Riverdating, le réseau Seine-Escaut a franchi cette année une étape essentielle : la signature d’une nouvelle convention de financement avec la Commission européenne, pour un montant de 276 millions d’euros.

« Ce soutien renouvelé est une marque de confiance qui nous honore et démontre la force du travail collectif réalisé depuis 2010 autour d’ambitions partagées », commente Marie-Céline Masson, gérante du GEIE Seine-Escaut, l’instance partenariale chargée de coordonner la mise en place du réseau. Il est vrai que la collaboration internationale des quatre acteurs de la voie d’eau réunis au sein du groupement (Voies Navigables de France, la Société du Canal Seine-Nord Europe, le Service public de Wallonie et De Vlaamse Waterweg nv) est aussi inédite qu’exemplaire. Et que les enjeux sont cruciaux.

Avec Seine-Escaut naitra en effet le plus important réseau de transport fluvial d’Europe : 1 100 km de voies navigables à grand gabarit connectant entre elles six régions belges et françaises qui totalisent 40 millions d’habitants. « Cette offre de transport transfrontalière, multimodale, performante et durable ne va pas seulement créer plus de 175 000 emplois, souligne Marie-Céline Masson. Elle va aussi favoriser la mobilité des biens et des personnes, booster le développement économique et contribuer à l’atteinte des objectifs de décarbonation du Pacte Vert européen. »

 

Le réseau gagne du terrain

Pour que le réseau voie le jour, il faut construire le Canal Seine-Nord Europe - maillon fluvial manquant entre les bassins de la Seine et de l’Escaut – tout en régénérant et modernisant de nombreuses voies navigables existantes. Sur le terrain, ces chantiers progressent et la nouvelle dotation européenne sera précieuse pour poursuivre ce qui a été engagé. Elle servira par exemple à financer la fin des études sur la liaison fluviale à grand gabarit entre Bray et Nogent ainsi que les travaux d’allongement de l’écluse de Quesnoy-sur-Deûle en France, la réhabilitation du plan incliné de Ronquières en Wallonie, la mise à niveau du canal Roeselare-Lys en Flandres. « Elle nous permettra également d’achever un projet symbolique : la remise en navigation du canal de Condé-Pommeroeul, ajoute Marie-Céline Masson. La réouverture en 2023 de ces six kilomètres de voies fluviales reliant la France à la Belgique qui étaient fermées depuis 30 ans sera d’ailleurs une belle illustration de la réussite de notre partenariat et des bénéfices de Seine-Escaut !»