Motos

Qu’est-ce qui différencie le motocycliste des autres usagers ?

Tout d’abord, le motocycliste ressent davantage de contraintes : le port d'un équipement de sécurité plutôt lourd, le froid lorsqu’il provoque un engourdissement et une altération de la réactivité, la pluie, le vent qui déstabilise son véhicule et les turbulences causées par les autres véhicules.

panneau visibilité moto FR 10-10-13-resize200x168.jpg (RVB de base)

En outre, il adopte une autre façon de circuler, s’écartant parfois d’une trajectoire qui paraîtrait logique à un automobiliste, changeant son positionnement sur la chaussée dans les virages,…

 

Équilibre et stabilité sont, pour lui, une préoccupation constante.  Sa technique de freinage doit être parfaitement maîtrisée et les questions liées à l’adhérence (donc au revêtement de chaussée) sont, à ses yeux, primordiales.

 

Comment assurer la sécurité du motocycliste ?

Les relevés statistiques montrent que l’infrastructure joue un faible rôle dans les causes d’un accident impliquant un motocycliste. Par contre, elle joue un rôle plus marqué dans les conséquences d’une sortie de route.

 

Les projets d’équipement ou d’amélioration des infrastructures routières doivent, dès lors, tenir compte de leur impact sur la sécurité des motocyclistes.

 

Cela se traduit, notamment par :

  • l’utilisation de bordures basses ou chanfreinées, au niveau des îlots directionnels, par exemple ;
  • une grande vigilance par rapport aux prescriptions sur les joints de dilatation pour ponts ;
  • une réflexion sur l’implantation des avaloirs et trapillons, en lien avec la problématique de l’entretien ;
  • l’aménagement de zones de sécurité ;
  • le traitement éventuel des accotements avec la réalisation d’une surface roulante revêtue, maintenue sans végétation et exempte de dénivellation ;
  • une attention spéciale lors de la réalisation de marquages ;
  • le placement de glissières de sécurité adaptées, conçues pour protéger le corps du motocycliste d’un choc trop important en cas de heurt contre le dispositif de retenue ;
  • la mise en place d’une signalisation de danger adéquate en cas de dégradation du revêtement ;
  • la mise en place d’une signalisation spécifique lors de certains travaux.

 

Par ailleurs, depuis quelques années, le SPW Mobilité et Infrastructures a désigné un « correspondant moto » au sein de chaque direction territoriale, ainsi qu’un coordinateur régional.